Boycott du Comité technique ministériel

vendredi 17 mai 2019
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Lors des travaux de préparation du comité technique ministériel (CTM) des 16 et 17 mai 2019, un front syndical majoritaire (sauf la CFDT) a décidé de boycotter ladite réunion en signe de protestation contre les politiques menées par le gouvernement actuel et par le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères.

La FSU a décidé de boycotter ce CTM afin de marquer son opposition face aux réformes entreprises par le gouvernement. Alors que M. Le Président de la République annonçait son attachement et l’importance du MEAE concernant le rayonnement de la France et la promotion du français à l’étranger, dans les faits, les réformes conduisent à réduire les moyens mis à disposition et par conséquent à un désengagement latent de la France a l’étranger, témoignant ainsi d’une hypocrisie dialectique.

Le gouvernement pratique un double langage et sous-couvert d’une « modernisation de la Fonction Publique » s’attaque aux agents, se montre incapable de revaloriser leur rémunération et pire encore, annonce des suppressions de postes, engendrant une forte dégradation des conditions de travail en affaiblissant leurs droits et garanties. A de multiples reprises, les syndicats de la FSU se sont opposés à ces mesures qui n’obéissent qu’à une logique comptable imposée par Bercy.

Les conséquences de ces politiques sont lourdes pour les agents du Ministère ainsi que pour le réseau de l’enseignement français à l’étranger et de l’AEFE dont on nous vante la réforme alors que 10% des postes de détachés sont supprimés !

Par le boycott du Comité technique ministériel, la FSU/MAE dénonce :

- la réforme annoncée de la Fonction Publique ;
- la diminution des moyens humains et financiers tant en centrale qu’à l’étranger : détérioration des conditions de travail rendant plus difficile l’accomplissement des tâches ;
- le travail à flux tendu qui est devenu le quotidien assumé par nos collègues : arrêts maladie, dépressions, tensions au travail…
- l’externalisation des services et le recours à des prestataires externes font que ce Ministère perd de plus en plus de ses missions régaliennes ;
- l’absence de propositions substantielles concernant les garanties collectives et la sécurisation des parcours professionnels ;
- le recours au recrutement accru à tous les niveaux de contractuels : la précarité sera encore aggravée particulièrement avec des contrats de mission à durée déterminée pouvant être rompu à tout moment ;
- le manque de transparence concernant la gestion prévisionnelle des effectifs ;
- la suppression des compétences des CAP en matière de promotion et de mobilité : mesure qui va favoriser une gestion opaque en privant les personnels de recours contre l’arbitraire ce qui marquera de facto un nouveau tournant pour les carrières de tous les agents, toutes catégories confondues ;
- le projet de création d’une instance unique en lieu et place des Comités Techniques et CHSCT : instance qui risque de diluer et amoindrir les actions dans des domaines essentiels de la sécurité, de la santé et de la vie au travail pour l’ensemble des agents ;
- La politique menée à l’égard des recrutés locaux  : amélioration de la protection sociale et de leur politique de rémunération, accès aux concours interne, retraite décente ;
- La menace qui pèse sur l’égalité d’accès aux emplois et les garanties de neutralité de l’agent public

La FSU exige des moyens à la hauteur des ambitions affichées !
La FSU/MAE affirme de nouveau son attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l’intérêt général.

Rejoignez FSU/MAE, demain vous vous débrouillerez tout seul.


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