mardi 10 avril 2018
par  SUPMAE-FSU

LE MINISTRE A RECU LES ORGANISATIONS SYNDICALES LE 10 AVRIL 2018

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Un an après son arrivée le Ministre recevait ce matin les organisations syndicales qui siègent au CTM, l’occasion pour lui de revenir sur nos échanges lors des CTM de printemps et d’automne 2017, d’échanger de manière informelle avec les représentants des personnels et de leur présenter ses objectifs et ses ambitions pour le Ministère dans le cadre du projet AP 2022.

Pour répondre au défi de l’accroissement de nos missions et du maintien du périmètre de notre activité, le Ministre propose que les ambassades intègrent désormais toutes les dimensions de l’action extérieure de l’Etat ; pour leur permettre d’exercer pleinement leurs nouvelles responsabilités, les chefs de poste seront appelés à fixer leurs priorités et à définir des synergies et des leviers d’action pour répondre aux exigences portées par le gouvernement.

Ce nouveau projet d’ambassade unifiée, s’il constitue une forme de révolution, est pour le Ministre un critère de gestion simple et efficace, avec un budget unique de fonctionnement, une gestion immobilière unique de l’Etat à l’étranger, un plafond d’emploi unique pour les agents exerçant des fonctions de soutien, le tout sous la seule tutelle du MEAE.

Le Ministre a insisté sur sa conviction et sa détermination à faire aboutir ce projet, qui pourrait être mis en oeuvre dès 2019.

Le calendrier contraint du Ministre et le temps imparti aux déclarations liminaires des OS n’a pas permis au Ministre de répondre à l’ensemble des préoccupations des représentants élus des personnels.

D’autres réunions, pour évoquer les difficultés des ADL notamment, devront être programmées à la demande du Ministre pour nous permettre d’échanger dans un format qui reste à déterminer.

La FSU/MAE n’a pas souhaité s’exprimer sur le nouveau projet d’ambassade unifiée et attend de la part de l’administration des précisions sur les ambitions portées par le Ministre dans le cadre du projet AP 2022.

Mais pour qui sait lire entre les lignes, qui dit synergie dit à la clé mutualisation des moyens et donc suppressions d’ETP...

Dans l’intervalle, vous pouvez consulter ci-dessous la déclaration faite en séance au nom de la FSU/MAE.

Monsieur le Ministre,

Au CTM de juin dernier, vous avez été frappé par la tonalité extrêmement sombre des interventions des représentants des personnels et par leur inquiétude, dont vous comprenez les causes et face auxquelles vous avez répondu en redisant votre détermination à préserver les moyens de notre Ministère.

Vous avez décrit votre vision de la cohérence de l’action diplomatique qu’il est possible de porter grâce au professionnalisme et à l’engagement de tous.

Vous avez jugé indispensable que nous puissions nous investir pour réussir ensemble.

STOP A LA DIMINUTION DES MOYENS HUMAINS ET FINANCIERS

Monsieur le Ministre, au nom de la FSU/MAE je ne reviendrai pas sur la diminution des moyens humains et financiers de ce Ministère, qui illustre bien le contraste entre l’optimisme affiché à votre arrivée et une approche réalise de la situation et des conséquences de la politique du gouvernement que vous mettez en œuvre dans le réseau.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une nouvelle réduction des ETP au motif qu’elle serait moins importante que celle initialement prévue ; pas plus que la pérennisation que vous revendiquez de nos moyens de fonctionnement cache en fait une diminution de ces derniers si l’on retire les crédits alloués à l’organisation de manifestations internationales au détriment du bon fonctionnement du Ministère.

Monsieur le Ministre, vous avez trouvé normal que le Ministère prenne sa part depuis plusieurs années à cet effort de réduction des défenses publiques et indiqué qu’un traitement inéquitable serait pour vous anormal.

Trouvez-vous équitable, Monsieur le Ministre, que le Ministère participe 10 fois plus que ce qu’il représente dans le budget général de l’ETAT ?

Au CTM de novembre dernier, vous disiez que les débats parlementaires montraient une réelle reconnaissance de ce que nous sommes, de la valeur des agents mais aussi de l’inadéquation de nos moyens à l’étendue de nos missions ; mais que 2019 serait également une année marquée par une situation des finances publiques très contrainte.

Comment entendez-vous dans ces conditions, Monsieur le Ministre, redonner des marges et des moyens à notre outil diplomatique ?

QUEL DIALOGUE SOCIAL AU SEIN DU MEAE ?

Au CTM de juin dernier vous avez jugé le dialogue social essentiel à la vie d’une communauté de travail et indiqué y attacher une importance toute particulière ; un dialogue social qui doit être constructif et constant - dans le respect mutuel.

Monsieur le Ministre quelle place occupe réellement le dialogue social dans ce Ministère ? Quelle place accordez-vous au rôle des organisations syndicales et des représentants des personnels ?

A l’étranger, les représentants du personnel se voient trop souvent refuser la désignation d’experts pour d’obscures raisons (bien souvent un numerus clausus alors que les CTPE et CCL ne sont pas des instances paritaires) ; quand dans le réseau culturel des chefs d’antenne refusent carrément le dialogue avec les représentants élus au motif qu’il existe des délégués du personnel !

LES TROIS PRIORITES DU GOUVERNEMENT POUR LE QUAI D’ORSAY

Monsieur le Ministre, vous avez affiché 3 priorités pour notre Ministère :

  • sécurité des agents et des communautés françaises à l’étranger
  • maintenir les moyens nécessaires à une diplomatie efficace : universalité du réseau et maintien du périmètre d’action élargi au commerce extérieur et à la promotion du tourisme - cohérence de l’action extérieure de l’état y compris dans son rôle de tutelle des opérateurs
  • réinvestir dans notre diplomatie culturelle et d’influence selon 3 axes :
  • sanctuariser le réseau des écoles et lycées français à l’étranger, un enjeu fondamental pour notre influence et l’éducation des jeunes français vivant à l’étranger et garantir la pérennité d’un dispositif financier d’aide à la scolarité équitable et généreux pour ne pas exclure les familles les plus modestes
  • rétablir notre attractivité vis à vis des étudiants internationaux
  • donner à notre réseau culturel (Institut Français et Alliance Française) les moyens indispensables à l’influence de notre pays

Monsieur le Ministre, qu’en est-il du dialogue social DGM/OS sur ces thèmes, en dehors des réunions formelles que sont les CTM de printemps et d’automne ?

Les subventions des établissements culturels et des opérateurs sont revues à la baisse  ; la logique de gestion privée des instituts français conduit certaines antennes à des dérives financières : en institutionnalisant les fraudes aux examens et à l’obtention de diplômes, des chefs d’antenne se vantent de pouvoir afficher d’excellents résultats financiers et d’atteindre les objectifs fixés par les directions générales et dans le même temps, tout le monde ferme les yeux sur le non- respect de la réglementation !

EXEMPLARITE DES ENCADRANTS - DISPOSITIF DE LANCEUR D’ALERTE

Monsieur le Ministre, où se situe l’exemplarité des encadrants dans ce cas ?

Le gouvernement a engagé un vaste mouvement de restauration de la confiance des citoyens dans la vie publique de notre pays ; vous avez indiqué que pour vous ce n’était pas une option mais la 1ere responsabilité des encadrants et qu’elle se situait au coeur des actions et des comportements des agents.

Vous avez dit que vous seriez attentif à ce qu’elle soit systématiquement portée et mise en oeuvre au sein du ministère et que la plus grande rigueur s’appliquera à ceux qui ne respecteront pas les règles de déontologie.

"Il faut faire confiance à la procédure" selon le référent déontologue également lanceur d’alerte ; mais au-delà de la protection fonctionnelle accordée aux lanceurs d’alerte, qu’en est-il de la souffrance des agents, du harcèlement qu’ils continuent à subir quand ils ne voient pas leur contrat rompu de manière abusive dans le non-respect des lois locales quand il s’agit de recrutés locaux ?

Considérées comme des personnes morales, les OS ne peuvent pas saisir le lanceur d’alerte et quand elles saisissent l’administration sur ces fautes graves, celle-ci fait preuve d’un silence assourdissant.

Que faut-il en déduire Monsieur le Ministre ?

Est-ce selon vous une bonne méthode pour rétablir l’attractivité de la France en faveur des étudiants internationaux ?

AEFE EN DANGER

Monsieur le Ministre, sanctuariser le réseau des écoles et lycées français à l’étranger est pour vous un enjeu fondamental.

Les syndicats de la FSU se sont sans cesse élevés contre l’insuffisance des moyens alloués à l’établissement public AEFE qui ne dispose pas des ressources suffisantes pour lui permettre de faire face aux charges qui pèsent sur elle. La baisse régulière de la dotation de l’Etat a été dramatiquement aggravée, en 2017, par les annulations de crédits de l’été dernier, à hauteur de 33 millions €.

La FSU s’est fermement opposée aux choix de l’AEFE d’utiliser les postes budgétaires comme principale variable d’ajustement, car c’est l’encadrement tout entier qui est sacrifié et par rebond les établissements avec, en leur centre, les élèves. Dans le réseau comme en centrale, les suppressions de supports budgétaires ont des conséquences irréversibles, et les personnels administratifs n’en sont évidemment pas épargnés.

Les syndicats de la FSU ont mené plusieurs journées de grève dans le réseau. Des actions syndicales ont été lancées, des interventions auprès des élus et un dialogue avec les familles. Cette mobilisation a été engagée depuis le mois de novembre et est toujours d’actualité. Elle a fréquemment reçu le soutien des familles de nos élèves, elles-mêmes fortement attachées au modèle qu’est l’Agence.

Les syndicats de la FSU restent mobilisés pour l’enseignement français à l’étranger au sein de l’établissement public, pour et avec les personnels, les élèves et leurs familles.

Monsieur le Ministre, vous devez entendre notre mobilisation.

ACTION PUBLIQUE 2022

Dans le cadre du chantier de transformation de l’action publique, vous avez, Monsieur le Ministre, évoqué la poursuite du travail en cours pour une meilleure connaissance des compétences des agents et des exigences sans cesse évolutives de nos métiers pour adapter nos formations et nos recrutements.

Qu’en est-il de la feuille de route pour la modernisation des ressources humaines ?

Quelle place occupe réellement la GPECC dans ce Ministère ?

Monsieur le Ministre, comment voyez-vous le MEAE de demain quand s’opposent les spécificités de notre Ministère qui nécessitent des moyens humains et financiers et la volonté politique du gouvernement de réduire les dépenses publiques qui ne permettent pas un bon fonctionnement des de nos services ?

Au nom de la FSU/MAE, Monsieur le Ministre, je vous demande de bien vouloir favoriser la transparence dans la communication et les échanges avec les représentants des personnels.

Un dialogue social de qualité est pour nous à ce prix.

Je vous remercie./.


vendredi 30 mars 2018
par  SUPMAE-FSU

REFONDER LE CONTRAT SOCIAL AVEC LES AGENTS PUBLICS OU LE ROMPRE ?

La modernisation de la fonction publique présentée par le gouvernement s’articule autour de 4 chantiers prioritaires :
définir un nouveau modèle de dialogue social avec un meilleur fonctionnement des instances représentatives et une dynamisation du dialogue social aux niveaux pertinents
développer le recours au contrat pour mieux répondre aux besoins des employeurs et aux enjeux des territoires en termes d’affectation des personnels
faire évoluer la politique de rémunération afin de mieux (...)

vendredi 26 janvier 2018
par  SUPMAE-FSU National

ABANDON DU VOTE ELECTRONIQUE

Onze mois après la première réunion de concertation avec les organisations syndicales, l’administration choisit finalement de renoncer au vote électronique pour les élections professionnelles 2018 et se justifie en invoquant d’une part le manque de temps pour permettre au prestataire de construire et rédiger un cahier des charges dans les délais impartis, et d’autre part des effectifs insuffisants et la nécessité de disposer des compétences nécessaires pour rédiger le protocole électoral dans un délai (...)

mercredi 17 janvier 2018
par  SUPMAE-FSU National

VOTE ELECTRONIQUE OU VOTE A L’URNE ?

Deux réunions de concertation organisées en 2017 : 28 février 2017 - 17 novembre 2017
Une réunion de concertation programmée le 24 janvier 2018
CTM de novembre 2017 : conformément à l’article 16 du règlement intérieur du CTM, la liste d’union FO/FSU a demandé la tenue d’un vote en séance lors de l’examen du point portant sur le recours au votre électronique lors des élections professionnelles du 6 décembre 2018 ; elle s’est prononcée contre le recours au vote électronique et a soumis cette motion au vote (...)

mercredi 17 janvier 2018
par  SUPMAE-FSU National

LA TENSION MONTE D’UN CRAN A L’INSTITUT FRANCAIS D’OUDJA

Les professeurs de l’Institut Français d’OUJDA ont décidé de se mettre en grève et de manifester leur indignation et leur mécontentement devant l’IFO.
Après avoir adressé en vain plusieurs pétitions à l’IFM de RABAT, ils ont alerté la presse et la télévision locales pour sensibiliser l’opinion publique sur les difficultés qui prévalent de longue date ; une chaîne de télévision internationale doit également relayer l’information.
La FSU/MAE apporte son soutien plein et entier à cette démarche qui s’inscrit dans (...)

lundi 8 janvier 2018
par  SUPMAE-FSU National

ADHERER AU SUPMAE/FSU

Téléchargez le bulletin d’adhésion, et retournez le, accompagné de votre règlement par chèque, à l’adresse suivante : SUPMAE/FSU 57 bd des Invalides 75007 PARIS

vendredi 29 décembre 2017
par  SUPMAE-FSU National

ANNULATION D’UN LICENCIEMENT ECONOMIQUE A L’INSTITUT FRANCAIS DE YAOUNDE

Il est des victoires syndicales dont la FSU/MAE peut se féliciter et celle-ci en est une sans conteste.
Un satisfecit obtenu grâce à l’intervention de nos correspondants locaux et à l’efficacité de notre partenariat avec le SYNPELFAC.
Un travail d’équipe qui a porté ses fruits et dont tous ne pouvons qu’être fiers.
Le droit a été respecté et le licenciement "soit disant" économique de notre camarade AFISOU de l’IFC, que plusieurs personnes au sein du Poste s’étaient pourtant juré d’obtenir avant de (...)

mercredi 27 décembre 2017
par  SUPMAE-FSU National

INSTITUT FRANCAIS D’ OUDJA : UNE ZONE DE NON DROIT ?

Il se passe décidément de drôles de choses dans la région du grand oriental marocain...
La FSU/MAE a maintes fois alerté le Département sur les conséquences des "erreurs manifestes de casting" opérées lors de plusieurs recrutements par la DGM ; elle a dénoncé des pratiques pour le moins critiquables de certains responsables d’antennes déléguées dans le réseau culturel français au MAROC.
A OUJDA, les directeurs changent, mais les difficultés persistent...
L’ancien directeur délégué aurait il conservé des (...)

mercredi 7 décembre 2016
par  SUPMAE-FSU National

RETOUR A LA NORMALE POUR LA CHARGEE DE COMMUNICATION A L’INSTITUT FRANÇAIS D’EL JADIDA

Le 7 octobre dernier, la FSU/MAE était alertée par ses correspondants locaux du réseau culturel de la détresse dans laquelle se trouvait un agent de recrutement local à l’institut français d’El Jadida (MAROC).
Victime de harcèlement de la part du directeur délégué de l’antenne locale, mise à l’écart comme d’autres collègues, subissant des reproches injustifiés, affectée à d’autres tâches que celles pour lesquelles elle avait été recrutée sur la base d’une note de service mais sans signature d’avenant à son (...)

vendredi 2 décembre 2016
par  SUPMAE-FSU

AU CAMEROUN LE DIALOGUE SOCIAL NE PASSE DECIDEMENT PAS !

La FSU/MAE adresse une lettre ouverte au Ministre des Affaires Etrangères et du Développement International.
Elle dénonce et condamne l’ersatz de dialogue social tel qu’il est pratiqué au Cameroun.
Elle exige :
le plein respect de la loi locale,
l’application de l’article 40 du code du travail camerounais,
et la mise en place d’un plan social pour le standardiste/agent d’accueil du SCAC licencié pour motif économique le 7 décembre prochain.
Monsieur le Ministre,
Lors du CTM la semaine (...)

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29 janvier 2013 - NOUS CONTACTER

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